Cela fait un an maintenant que Nathalie (qui fournit Voisins de Paniers en crêpes et galettes biologiques) et Sébastien, son mari,  commercialisent leur sève de bouleau du Mené. Dimanche dernier, ils organisaient une visite pour expliquer comment se passe la récolte dans leurs bois du Mené qui ont poussé sur des terres pauvres, des terres de landes.

Sébastien et Nathalie

 

Les bouleaux dont la sève est prélevée sont de taille imposante, ils ont entre 30 et 60 ans. Aussi, leur faire un petit trou de trois centimètres de profondeur n’est pas une technique trop invasive. Si par exemple en moyenne 3 à 5 L sont prélevés sur chaque arbre, il faut savoir que le flux de sève brute qui monte dans les arbres est de 200 L par jour. Cela n’impacte donc pas la physiologie de l’arbre.

Un des bouleaux

 

Sébastien a raconté que les bouleaux donnent ce qu’ils « veulent » bien donner. En effet, un arbre peut donner un demi-verre tandis qu’un autre donnera 10 L maximum sur 24 h. Certains bouleaux sont des vrais métronomes par exemple l’un d’entre eux a donné 9.8L pendant une dizaine de jours. Sébastien connaît bien ses arbres mais malgré cela il y a toujours de surprises : un bidon qui déborde, un autre à peine rempli. C’est donc au feeling que Sébastien estime le nombre d’arbres à prélever en fonction de la demande.

Sébastien en pleine explication sur la récolte

 

Un exemple de bidon de récolte

Un des grands bidons de récolte

Sébastien est vraiment un passionné de ses arbres avec son dernier fiston, ils ont donné des noms à chaque arbre. Lorsqu’un arbre ne donne plus sa sève, le trou est rebouché avec une branche de bouleau. Environ une quinzaine de jours après, Sébastien applique en plus de l’argile pour aider le bouleau à bien cicatriser. La saison de récolte est courte un mois environ. Au cours de celle-ci, la sève récoltée évolue un peu.

Trou rebouché à l'aide d'une branche de bouleau

 

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