Partager l'article ! Les Volailles de la Ferme d'Autrefois à Saint Mayeux: De 1992 à 1999, Gilles Le Bouder était installé en Bio et faisait des Volail ...
De 1992 à 1999, Gilles Le Bouder était installé en Bio et faisait des Volailles de Chair, des lapins et des cochons et vendait sur les marchés.
En 1999, ce fut le démarrage des poules pondeuses toujours en Bio en intégration avec le Gouessant
De 1999 à 2009, Gilles travailla comme chauffeur routier pour un transporteur
En avril 2009, Gilles s’installe cette fois en EURL avec Aurore Le Couedic, sa compagne. Chacun s’occupant de son atelier : Aurore gérant les poules pondeuses et Gilles relançant l’atelier Volailles de chair avec la construction de l’abattoir.
Pour l’atelier de poules pondeuses, il s’agit d’un travail à façon les poules étant la propriété du Gouessant et l’aliment payé par le Gouessant. La rémunération se fait au travail fourni.
Pour l’alimentation des volailles de chair, Gilles dispose de 8 ha de céréales cultivés en Bio depuis 1992. Actuellement, c’est un entrepreneur qui fait les travaux des champs de céréales avant Gilles utilisait les outils d’une CUMA. Lors de l’interruption de la production de volailles de chair, les 8 ha étaient cultivées en blé noir facile à récolter et adapté à ces terres pauvres.
Un des champs du mélange de céréales
La base de l’alimentation des volailles est constitué du mélange céréalier : blé, triticale, orge et pois. A cette base, est rajouté du maïs bio acheté à l’extérieur. Le mélange final est broyé avant d’être distribué aux animaux. En effet, si les graines étaient données telles quelles, les poulets et les pintades trieraient et les graines non consommées se retrouveraient gaspillées dans la paille.
Les céréales dans le silo
Le broyeur de céréales
Le mélange de céréales broyées prêtes à l'emploi
Les poussins issus de l’élevage Goubin de Plessala arrivent le jour même où ils sont nés et sont élevés dans une poussinière isolée et chauffée à une certaine température idéale jusqu’à 5 semaines.
Une des deux poussinières
Ils sont nourris avec de l’aliment de démarrage acheté au Gouessant et contenant du soja, du blé, du maïs et de l’avoine et des vitamines dans un dosage très précis d’où la difficulté de maîtrise de l’aliment de démarrage. Acheté un aliment tout prêt est en quelque sorte une garantie de bon démarrage du lot. Cette « garantie » est un sacré investissement, le coût de l’aliment est d’environ 620-650€ la tonne !
Gilles possèdent deux poussinières afin d’alterner et de pouvoir faire un vide sanitaire de 6-7 semaines.
Vers la 4ème semaine, Gilles assure une transition dans l’alimentation en mélangeant l’aliment de démarrage et son aliment maison.
Après 5 semaines d’élevage, les poulets et les pintades qui sont élevées de la même façon, sont transférés dans le bâtiment de finition ayant été désinfecté à l’eau de javel et paillé avec la paille autoproduite. La qualité de la paille est très importante car sinon les volailles attrapent des ampoules de bréchet. Le paillage a lieu deux fois par semaine : le lundi et le vendredi.
Le bâtiment de finition et le parcours
L'intérieur du bâtiment de finition avec les mangeoires et le perchoir
Les animaux disposent alors d’un très grand parcours de 500 à 600 m² de plus que la norme bio. Les parcours font entre 3500 et 4000 m² pour des bandes de 450 animaux poulets et pintades confondus !
Un des grands parcours
Les races de poulets élevés par Gilles sont un mélange moitié moitié de Cou nu rouge à chaire blanche et de Cou nu à chaire jaune. On distingue ces deux types de poulets grâce à leurs pattes qui sont respectivement blanches et jaunes.
Au bout de 14 semaines d’élevage, les poulets et les pintades sont capturées de nuit et mis en caisse avant d’être abattus.
Ensuite, ils subissent une électronarcose qui les assomme (appareil voir photo) puis sont disposés dans les bacs de saignage. Ils passent ensuite dans le bac d’échaudage (qui est comme une grande bouilloire) puis à l’appareil de plumage (voir photo). Après, ils sont suspendus au crochet d’éviscération (photo)
L'appareil à électronarcoses
Bacs de saignage
Bac d'échaudage
Appareil de plumage
Crochets d'éviscération
Une fois prêts, les poulets et les pintades sont mis en chambre froide qui comprend deux compartiments : un pour le ressuyage (avec un moteur plus costaud) et un pour la conservation.
Vue générale de l'abattoir
Dans toute cette préparation, le nettoyage occupe une grande place dans l’emploi du temps.
Petit hangar de stockage de la paille entre autres
Cuve de gaz pour chauffer la poussinière
Aurore aide Gilles pour la préparation des volailles et leur livraison.
Ainsi, environ 80 volailles sont abattues et préparées chaque semaine.
Les débouchés sont les petits magasins locaux, les coop bio, les boucheries et Voisins de paniers.
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